
En bref
Le dermatologue est le médecin de référence pour diagnostiquer une chute de cheveux : il identifie la cause (alopécie androgénétique, carence, cause hormonale, cause inflammatoire) grâce à l’examen clinique et à des analyses. La greffe de cheveux n’intervient qu’ensuite, quand la perte est stabilisée et que la cause a été traitée.
Quel est le rôle d’un dermatologue spécialiste des cheveux ?
Le dermatologue est un médecin spécialiste de la peau, des cheveux et des ongles. Face à une chute de cheveux, il pose le diagnostic : il détermine s’il s’agit d’une alopécie androgénétique, d’un effluvium télogène, d’une cause hormonale ou d’une pathologie du cuir chevelu. Ce diagnostic conditionne toute la prise en charge.
La trichologie, l’étude du cheveu et du cuir chevelu, relève de la dermatologie médicale. Un dermatologue formé à ce domaine examine le cuir chevelu, la densité, la répartition de la perte et l’état des follicules. Selon la Société française de dermatologie, l’alopécie androgénétique touche environ 70 % des hommes au cours de leur vie, mais toutes les chutes de cheveux ne relèvent pas de cette cause.
Distinguer les origines possibles est essentiel, car le traitement diffère radicalement d’un cas à l’autre. Une carence en fer, un trouble thyroïdien ou une cause inflammatoire ne se traitent pas comme une perte d’origine génétique. C’est pourquoi le premier interlocuteur d’une chute inexpliquée reste le médecin, avant toute décision d’intervention. Pour comprendre les mécanismes de la chute, notre page dédiée détaille les causes de l’alopécie et les pistes de traitement.
~70 %
des hommes concernés par une alopécie androgénétique au cours de leur vie (Société française de dermatologie, 2024)
Quand consulter un dermatologue pour une chute de cheveux ?
Il est recommandé de consulter un dermatologue lorsque la chute dure plus de six semaines, s’accompagne de démangeaisons, de rougeurs ou de plaques, ou entraîne un dégarnissement visible. Une perte brutale, une chute par plaques nettes ou une modification du cuir chevelu justifient un avis médical rapide.
Perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est physiologique. Au-delà, ou si la densité diminue de façon perceptible, un examen s’impose. Certains signes doivent alerter davantage que d’autres.
- Une chute soudaine et diffuse après un événement (accouchement, forte fièvre, choc, régime strict).
- Des plaques rondes et nettes sans cheveux (évocatrices d’une pelade).
- Un cuir chevelu douloureux, squameux, rouge ou qui démange.
- Un recul progressif de la ligne frontale ou un dégarnissement du vertex.
- Une chute chez la femme, souvent vécue difficilement et aux causes multiples.
- Des cheveux qui cassent plutôt qu’ils ne tombent à la racine.
- Une chute associée à une fatigue, des ongles cassants ou une prise/perte de poids.
- Un antécédent familial marqué de calvitie précoce.
Chez la femme, la démarche mérite une attention particulière, car les causes hormonales et carentielles y sont fréquentes. Nous détaillons ce sujet dans notre analyse de la perte de cheveux chez les femmes. Le lien entre thyroïde et chevelure est également documenté dans notre article sur l’hypothyroïdie et la chute de cheveux.
Quels examens le dermatologue réalise-t-il ?
Le dermatologue combine un interrogatoire, un examen clinique du cuir chevelu et, si besoin, des examens complémentaires : trichoscopie, bilan sanguin, parfois trichogramme ou biopsie. L’objectif est d’identifier la cause de la chute avant d’envisager tout traitement, médical ou chirurgical.
La trichoscopie, un examen à la loupe grossissante ou au dermatoscope, permet d’observer les follicules, le diamètre des tiges et l’état du cuir chevelu sans acte invasif. Le bilan sanguin recherche des causes fréquentes et corrigeables.
| Examen | Ce qu’il évalue | Caractère |
|---|---|---|
| Examen clinique | Répartition et intensité de la chute, état du cuir chevelu | Systématique, indolore |
| Trichoscopie | Follicules, diamètre des tiges, miniaturisation | Non invasif |
| Bilan sanguin | Fer, ferritine, thyroïde, vitamines selon le contexte | Prescrit si besoin |
| Trichogramme | Proportion de cheveux en phase de chute | Ponctuel |
| Biopsie du cuir chevelu | Cause inflammatoire ou cicatricielle suspectée | Rare, sur indication |
Ces examens relèvent du champ dermatologique. Ils ne sont pas réalisés en vue d’une greffe, mais pour comprendre l’origine de la chute. Cette étape est un préalable : opérer sans avoir identifié une cause corrigeable exposerait à un résultat décevant.

Dermatologue ou médecin de la greffe : qui fait quoi ?
Le dermatologue diagnostique et traite médicalement la chute de cheveux. Le médecin spécialisé en greffe de cheveux intervient dans un second temps, sur une perte stabilisée, pour redistribuer les follicules existants. Ce sont deux rôles complémentaires, pas concurrents : l’un précède l’autre.
Il est important de ne pas confondre ces deux compétences. Le Dr Paul Benet est médecin esthétique spécialisé en greffe capillaire à Paris ; il n’est pas dermatologue et ne se substitue pas au diagnostic dermatologique. Sa pratique concerne la greffe de cheveux par techniques FUE et FUT, une fois la situation médicale clarifiée.
Le dermatologue
Diagnostique la cause, prescrit les examens, traite médicalement, oriente si une greffe est pertinente.
Le médecin de la greffe
Évalue la faisabilité, la densité de la zone donneuse, réalise la greffe sur une perte stabilisée.
Le parcours logique
Diagnostic médical d’abord, traitement de la cause ensuite, greffe seulement si indiquée.
La greffe de cheveux ne crée pas de nouveaux cheveux : elle déplace des follicules d’une zone dense vers une zone dégarnie. Elle n’a donc de sens que si la chute est comprise et maîtrisée. Pour situer cette intervention dans son ensemble, notre guide complet sur la greffe de cheveux à Paris décrit le parcours, et l’ensemble de nos contenus est réuni dans notre espace ressources dédié à la greffe capillaire.
Quand la greffe de cheveux devient-elle une option ?
La greffe de cheveux devient envisageable quand la chute est stabilisée, la cause identifiée et traitée si nécessaire, et qu’il existe une zone donneuse suffisamment dense. Elle concerne surtout l’alopécie androgénétique installée, certaines cicatrices ou une ligne frontale reculée, après évaluation médicale individuelle.
Deux techniques principales existent. La FUE prélève les follicules un à un, sans bandelette, tandis que la FUT prélève une bandelette de cuir chevelu ensuite disséquée. Le choix dépend de la surface à couvrir, de la qualité de la zone donneuse et du profil de chaque personne. Ces éléments se comparent entre techniques, jamais entre praticiens.
- Une alopécie androgénétique stabilisée, dont la progression est ralentie ou arrêtée.
- Une zone donneuse (souvent l’arrière du crâne) suffisamment fournie.
- Une attente réaliste : la greffe redistribue le capital capillaire, elle ne le multiplie pas.
- Une cause corrigeable préalablement prise en charge, quand elle existe.
- Un état de santé général compatible avec l’intervention.
Pour approfondir la distinction technique, consultez notre comparatif entre les techniques FUE et FUT, ainsi que notre analyse des indications, limites et résultats de la FUE. Le déroulé pratique est décrit dans notre page sur le déroulement d’une greffe de cheveux.

Quelles sont les limites et contre-indications à connaître ?
La greffe de cheveux comporte des limites et des contre-indications : chute non stabilisée, zone donneuse insuffisante, certaines pathologies du cuir chevelu, troubles de la cicatrisation. Comme tout acte médical, elle expose à des effets indésirables possibles : œdème, rougeurs, croûtes transitoires, sensations d’inconfort, résultat variable selon les profils.
Une greffe réalisée sur une chute encore active peut donner un résultat décevant, car les cheveux natifs autour des greffons peuvent continuer de tomber. Une zone donneuse trop clairsemée limite le nombre de follicules disponibles. Certaines causes inflammatoires ou cicatricielles du cuir chevelu contre-indiquent l’intervention tant qu’elles ne sont pas contrôlées.
À retenir
- Le diagnostic dermatologique précède toute décision de greffe.
- Une chute non stabilisée est une limite majeure à l’intervention.
- Les suites (œdème, croûtes, rougeurs) sont transitoires mais réelles.
- Le résultat varie selon la zone donneuse, la cause et le profil individuel.
Aucune de ces informations ne remplace un avis personnalisé. La pertinence d’une greffe, ses bénéfices attendus et ses risques dans un cas précis relèvent d’une consultation médicale, où le praticien examine la situation individuelle et informe sur les options. Un diagnostic capillaire peut d’ailleurs être initié via une prise de contact avec le cabinet.
Pour un cadre médical de référence, consultez les informations de l’Assurance Maladie (Ameli) et de la Haute Autorité de Santé sur la prise en charge dermatologique.
Questions fréquentes
Faut-il voir un dermatologue avant une greffe de cheveux ?
Un avis médical préalable est fortement recommandé. Le dermatologue identifie la cause de la chute et vérifie qu’elle est stabilisée. Opérer sans ce diagnostic expose à un résultat décevant si la perte se poursuit. La greffe s’envisage une fois la situation médicale clarifiée.
Un dermatologue peut-il traiter la chute sans greffe ?
Oui. Selon la cause, le dermatologue peut proposer des traitements médicaux, corriger une carence ou traiter une pathologie du cuir chevelu. La greffe n’est qu’une option parmi d’autres, réservée à certaines situations. La prise en charge dépend toujours du diagnostic établi.
Le Dr Paul Benet est-il dermatologue ?
Non. Le Dr Paul Benet est médecin esthétique spécialisé en greffe de cheveux à Paris. Il intervient sur la greffe capillaire par techniques FUE et FUT, et non sur le diagnostic dermatologique, qui relève d’un dermatologue. Les deux rôles sont complémentaires.
Quels examens permettent de savoir pourquoi mes cheveux tombent ?
Le dermatologue s’appuie sur un examen clinique, une trichoscopie et, si nécessaire, un bilan sanguin recherchant une carence en fer ou un trouble thyroïdien. Un trichogramme ou une biopsie peuvent compléter le bilan dans certains cas. L’objectif est d’identifier la cause précise.
La chute de cheveux chez la femme relève-t-elle du dermatologue ?
Oui, en premier lieu. Chez la femme, les causes sont souvent multiples : hormonales, carentielles ou liées au cuir chevelu. Un diagnostic dermatologique est particulièrement utile avant d’envisager une greffe, car la démarche et les indications diffèrent de celles de l’homme.
Rédigé par
Docteur Paul Benet
Médecin esthétique spécialisé en greffe de cheveux à Paris, avec plus de 25 ans de pratique en greffe capillaire par techniques FUE et FUT. Le Dr Benet intervient sur la greffe de cheveux en aval du diagnostic dermatologique, sur les profils homme et femme.
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